A mon Grand-Père
De nos lointains ancêtres il lui était resté le goût des migrations saisonnières, ainsi que le goût de vivre en liberté, ce n’était plus l’Andalousie, mais, sa peau mate l’attirait irrésistiblement vers le soleil du sud de la France. Il ne savait ni lire ni écrire mais la vie c’est chargée de lui apprendre l’essentiel et plus encore.
Au tout début, il fut un miracle de la vie, après 8 fausses-couches ses parents se démoralisaient de donner la vie ! Enfant espéré, choyer, miraculé, ils l’ont appelé Aimé.
Aimé c’était mon grand-père, du plus loin dont je me souvienne, je l’ai toujours vu sourire et souvent rire, de ce rire si particulier avec sa voix un peu éraillée. Mon meilleur souvenir de petite fille reste un souvenir tactile, oui, il me laissait le coiffer, il se prêtait à toutes mes fantaisies capillaires, puis quant il en avait assez, il remettait sa casquette avec ce même sourire aimant.
Ce sourire à la vie qui ne devait plus le quitter depuis qu’à fin de la guerre, il fut récupéré des camps de la mort ne pesant pas plus de 35 kg et un tatouage indélébile sur son avant bras: il avait 20 ans ! Son « crime » ? Avoir distribué des tracts de la résistance avec l’insouciance de sa jeunesse.
A l’aube d’une nouvelle aire, il épousa ma première grand-mère, Pauline, petite orpheline aux ancêtres venus de Russie pour échapper aux violences et massacres dans l’est de l’Europe, elle échappa aux nombreuses Raffles en trouvant refuge à Nice dans la communauté russe où la famille de sa cousine Louisette l’accueillie jusqu’à la fin de la guerre, mais elle garda pour le reste de sa vie le traumatisme de la vision de sa mère montant dans le bus qui devait l’emmener vers son funeste destin. Elle venait d’avoir 16 ans ce tragique matin.
Si mon grand-père parvint à camoufler son numéro de prisonnier des camps sous un autre tatouage, ma grand-mère, elle, fut incapable de s’adapter à l’existence. Sa douleur gravée à jamais dans son cœur en fit une déprimée à vie, incapable de s’occuper d’elle-même de ses enfants et encore moins d’un mari. Mon grand-père se tourna vers une autre famille et refit sa vie avec Renée. Plus de 50 ans d’un mariage heureux, famille recomposée avec succès bien avant leur époque, Aimé et Renée ne laissèrent tomber aucun de leurs petits et arrières-petits enfants, ils les aimèrent tous à égalité, en tant que la première d’entre eux, je peux en témoigner.
Au crépuscule de sa vie, le cœur fragilisé, le dernier souvenir qu’il me restera à jamais, fut toujours ce sourire transmis sur le visage de ma mère, jusqu’au dernier battement manqué …
Bonjour tout le monde !
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Le voici, le voilà
Cette année les gens sont
particulièrement moroses et ronchons, je ne
vois pas pourquoi ? Il parait que tout va bien !!! Une friterie c’est un
peu comme un bistro on peut prendre le pouls de la population. Notre président
devrait me demander plutôt que de faire des sondages hors de prix je lui
expliquerai !!! J’ai quant même observé un changement quasi radical de
clientèle
Halo Docteur ? Ici la
Noiraude … :
Paraîtrait
que c’est la crise ?
La crise ?
Quelle
crise ?
Fini le bon vieux break avec
famille nombreuse bruyante et vivante accompagnée du gentil bâtard à la langue
pendante, place au gros 4×4 rutilant de Mr et Mme
pas-un-pète-de-sueur-sous-les-bras (merci la clim) et même pas la langue pendante du
chiwawa ! Mme veut une salade et Mr un rosé bien frais ! Pas de bol
je ne vends ni l’un ni l’autre ! Un sandwich avec des friiites ?
Allons-y, c’est l’aventuuure ! Manger avec les doigts ? Comme c’est
drôôôle !!! Vilain rictus de la citadine choucroutée ! ZUT !!!
Elle vient de se tordre une cheville délicatement chaussée d’hideux escarpins
pointus de tous les cotés ! Ben vi ! Ce n’est vraiment pas facile de
marcher sur un sol non bitumé avec ce genre de « chaussure » Re
ZUT !!! Le plateau frites saucisses vient de faire un double salto avant
et la mayonnaise a atterrie sur le joli chemisier griffé ! Par contre le
chiwawa parait chanceux, les faux ongles de mémère viennent de le lâcher pour
la première fois de la journée et il semble apprécier les frites à terre (ça
change de la petite boite dorée3 étoiles).
Par cette belle journée d’été « lourdes, lourdes comme de la crème
au beurre » (Charles Élie Couture) Mr « moumouté » se
plaint de la chaleur en geignant : dites donc à coté de votre friteuse ça
doit chauffer ?!?! Oui ! Lui répondis-je laconiquement (inutile de
lui expliquer qu’il ne faut pas activer sa clim, autrement il fera encore plus
chaud l’année prochaine). Vite la bourgeoise se précipite dans son véhicule
climatisé son maquillage commence à dégouliner, pendant ce temps Mr moumoute en
profite pour s’en jeté un petit dernier dans le gosier. Pfffff !!!!!
Rendez moi les familles d’ouvriers !
Et puis comme chaque année, il y
a LA rencontre magique et exceptionnelle : j’ai croisé une illuminée, mais
une illuminée dans le bon sens du terme. Tout commence par une amitié. Une
amitié d’une heure, est ce possible ? Ne serait-ce pas galvauder ce
mot ? Alors j’ai pris mon dico : amitié, n, f, s. Affection,
sympathie pour une personne, preuve d’affection, transmettre ses pensées
affectueuses à quelqu’un. Oui c’est bien ça ! Elle irradiait une aura de
sincérité, et de gentillesse dans sa quête de Dieu : Je ne veux pas être religieuse
m’explique-t-elle, je ne suis pas d’accord avec l’église et le pape, non, je
cherche la paix intérieur, une religieuse ne vie que par et pour Dieu, moi,
explique-t-elle je veux être ouverte sur les autres. Je suis une enfant de la
guerre, une enfant non désirée me
raconte-t-elle pudiquement, en plus ma mère aurait préférée un garçon
chuchote-t-elle tout bas, baissant ses beaux yeux bleus délavés d’en avoir
sûrement trop pleuré. Mais un jour elle a lu dans la bible un passage
disant : même si ton père, ta mère ….etc. t’ont oublié … Dieu, lui,
n’oubli personne. Elle avait enfin trouvé quelqu’un qui l’aimait. Petite ½
heure de discussion liturgique de sa petite voix fluette et vieillotte, sans
jamais imposer de vérité, juste une philosophie empreinte de beauté et de
sagesse. Merci pour le partage me dit-elle en partant avec son fort accent
anglais après avoir écouté mon point de vu. Comment vous appelez vous ?
J’aimerai dire une prière pour vous ! Ben ça alors !!! C’est bien la
première fois que ça m’arrive !!! Je m’appelle N… dis-je un peu bouleversifiée tout de même. C’est alors qu’elle
me regarde avec le sourire le plus lumineux qui soit en disant : en latin
cela veut dire, la naissance de Dieu ! Si ce n’est pas un signe ça pour
une cartésienne comme vous !!! Amitié gratuite, éphémère, tellement
sincère, séparation sans amertume. Faut vraiment que je révise mes apriorismes
sur les anglais.
La suite au prochain billet …
Nouvelle saison
Voici une chanson particulièrement agréable que je vous
offre, chers amis de blog car il est temps pour moi de reprendre une nouvelle
saison à la friterie et pour tout dire j’ai grandement hâte
Hâte de rencontrer tout plein d’inconnus d’aller au contact
des gens, d’avoir ma dose d’adrénaline quant un bel homme entre dans mon espace,
d’avoir des discutions aussi diverses et variées, des plus communes aux plus
intimes en face à face, faire des efforts intellectuel pour prolonger la
discussion ou au contraire la stopper net, jouer toute la panoplie de la comédienne
de base à savoir de l’ingénue à la femme fatale voir au petit grain de folie.
Hâte aussi de vous rencontrer amis blogueurs si vous passez
par là, faite vous connaître bien sur mais pourquoi pas en client lambda.
Je
souris en pensant que demain me permettra de rencontrer un inconnu : j’ai
une très grande capacité à me raconter de belles histoires
Hâte de m’enrichir dans tous les sens du terme !!!
Et comme l’année dernière je prends des notes et je vous
raconte les meilleurs moments.
Néanmoins je suis aussi preneuse de vos récits et photos
insolites (j’ai Thalès en fée du logis
) Via des MMS
Pour terminer mon billet, cette poésie trouvée sur le net particulièrement
savoureuse
La
Frite
La frite
Elle mérite
Une première cuisson
Du cuistot ; il a raison.
La frite
Elle mérite
De se reposer
Un instant, ici, posée.
La frite
Elle mérite
Une seconde plongée
Pour être cuite et dorée.
La frite
Elle mérite
Du sel en abondance
De la sauce à outrance.
La frite
Elle mérite
D’être croquée vite
Chaude, car froide on évite!
Par Pino Mario Catalano
Réalisateur, poète et photographe
Mika : je l’aurais bien gardé un peu pour moi
mais je crois qu’il était attendu.![]()
Bien sur après 3 ans de discutions internet plus ou moins en
pointillés j’ai cru que je ne serais pas trop bouleversée de rencontrer Mika en
vrai de vrai… mais je le fus tout de même ! Faut dire qu’il est impressionnant
Mika, de part sa taille (qui a dit : non c’est toi qui est petite Louisette ?)Touchée aussi par
sa proposition de faire un grand détour pour venir me voir, c’était tellement inattendu
et choux de sa part. Impressionnée surtout pas son naturel et la simplicité de
son accueil, son sourire et son regard bienveillant ont fini par me tranquilliser,
j’étais très émue mais j’ai arrêté de parler à tord et à travers, de rougir et
d’échapper mon parapluie toute les 30 secondes !!
Attendrie par cette après midi rugby avec pour commencer
Yann Delaigue au coup d’envoie, Yann Delaigue à trois pas, la photo ? Ce
sera pour une autre fois ! ![]()
Un tout petit peu de pluie, beaucoup de bruit, de
rire, d’essais, de complicité, d’amitié, de simplicité, de petits cannelés et gâteaux
sucrés
J’en reprendrais bien un peu, mais c’est déjà terminé !
Merci Mika![]()
P.s : Nous avons bien pensé à toi Généva![]()
P.s 2 : Le pilou Nivernais : vous en avez rêvez, Nevers l’a fait ![]()
http://centrefrance.kewego.fr/video/iLyROoafvCF3.html
Nevers – Strasbourg du 18.04.2010
En attendant, petit résumer en image avec Quésada au coup d’envoi
Rugby : Nevers 23 – 10 Strasbourg
envoyé par StrasTv. – Foot, rugby, surf et encore plus de sports en vidéo.
La lutte des classes se sont les riches qui sont en passe de la gagner !
http://www.rtl.fr/fiche/5938373132/eric-..
La classe dominante de la société capitaliste, est-elle en passe de prendre inexorablement le dessus, comme semble le dire ce petit monsieur ? La mondialisation, l’éloignement des gens favoriserait-il les riches ?
La lutte des classes existe toujours. Seulement, à l’heure
actuelle, seules les classes supérieures la mènent !
Pour qu’une classe existe, il faut qu’elle ait conscience d’une lutte à
mener ! Je pense que nous en avons conscience, il ni a qu’à voir le nombre en constante augmentation de râleurs ! Mais au delà de ça ?
Nos grèves pénibles , nos révolutions passées , nos coup de gueule , nos prises en otage des patrons voyous et autre bombonne de gaz comme un étendard à la française, tout cela est bien dérisoire et désespéré !
Va falloir penser plus grand !
Plus facile à dire qu’à faire me direz vous :
nous n’arrivons même plus à nous entendre avec nos voisins allemands, sans parler des anglais
Y a-t-il une solution internet ?
Quant on voit comment les chinois se battent bec et ongles contre gogole pour interdire une libre interconnexion mondiale !!!
Faut-il encore penser "petites agglomérations de communes"ou penser à l’émergence des "villes-monde"
Y aura-t-il des continents pour vivre, d’autre pour étudier et d’autre encore pour cultiver ?
Dans cette termitière géante, l’être humain sera-t-il réduit à l’état de larve ?
Bon ok c’est un peu brouillon ce que je dis !
En fait je réfléchi à voix haute ![]()
Avec Vous ?
Et en chanson. SVP **attendez que je vous passe le seau avant de ![[vomir.gif] [vomir.gif]](http://www.lyon-forum.fr/images/smilies/vomir.gif)
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